Une histoire banale [Introduction]

21 mai

L’histoire que je vais vous raconter est banale, elle pourrait être celle de n’importe qui: cette jeune femme que vous croisez dans la rue, cette voisine à qui vous dites à peine bonjour, cette amie sur laquelle vous ne savez sans doute pas tout… Je vais vous raconter le genre d’histoire qui vous fera dire que ce monde dans lequel vous vivez est fou, mais que vous aurez déjà oubliée demain. Oui, cette histoire est tristement banale, mais cette histoire c’est la mienne. Vous vous demanderez sans doute pourquoi je la raconte et à vrai dire je ne le sais pas bien moi même, j’espère que ça peut m’aider à évacuer tout “ça”, je me dis qu’en le transposant à l’écrit, en l’extirpant de moi, j’aurai peut être un poids en moins et que peut être, peut être, je pourrais vivre un peu mieux, un peu moins oppressée. Je ne sais pas, mais je vais écrire.

Je ne sais pas non plus où ce terminera ce récit, je ne sais pas combien “d’épisodes” je livrerai ici, ni à quelle cadence je l’écrirai, peut être aurez vous la patience d’attendre, peut être pas, mais j’irai au bout, ça fait trop longtemps que je repousse cette échéance d’écriture, je me dis qu’en le publiant, je serais en quelque sorte obligée d’avancer et de le livrer quoi qu’il m’en coûte.

Je tiens à avertir que mes souvenirs d’enfances sont assez flous, je vais donc surtout raconter des anecdotes, je force ma mémoire à me délivrer ses secrets mais c’est comme si un voile les recouvraient, comme si mon esprit avait délibérément décidé de me cacher des choses, mais pas suffisamment pour me permettre de vivre normalement, saloperie d’esprit humain… De même j’avertis que je vais raconter ce que d’aucuns appelle une histoire triste, et elle l’est, sans aucun doute, mais j’ai décidé d’y mettre un soupçon d’humour, ça en choquera peut être certains, mais mon but n’est pas de faire pleurer dans les chaumières, pour ça, il vous suffit d’allumer votre télé et de regarder n’importe quelle chaîne d’informations, je vais donc y mettre un peu d’humour, histoire d’alléger certains passages qui vont être lourds, à moi pour les écrire et les revivre et à vous pour les lire…

Enfin, commençons si vous le voulez bien… [à suivre]

”Amsterdam”, la chanson que Brel n’aimait pas

11 mai

Article du Figaro que vous pouvez retrouver sur leur site ici 

“Dans le Port d’Amsterdam…”

On la connaît bien, cette voix qui enfle en roulant les « r », sur les accords lents de l’accordéon qui met quelques dizaines de secondes à se mettre au pas de valse du chant. Jacques Brel bute un peu sur le nom d’Amsterdam au début du deuxième quatrain du premier couplet, le piano entre au deuxième couplet, au milieu duquel l’accordéon prend des accents de dancing dans un mouvement irrésistible qui, rejoint par les sonneries de cuivres de l’orchestre, mène à l’explosion finale – Brel clamant « Dans le port d’Amsterdam, dans le port d’Amsterdam ».
Cela dure 3 min 20, y compris quinze secondes d’applaudissements au début et à la fin de l’enregistrement. Que l’on ait acheté les 33 tours de Brel l’un après l’autre à mesure de leur parution, ou que l’on possède son intégrale en CD, ou que l’on veuille aller plus loin que la seule compilation que l’on possède, on cherche souvent un autre Amsterdam, un Amsterdam en studio. Il n’y en a pas. Brel n’a enregistré une de ses chansons les plus célèbres qu’une seule fois, un soir d’octobre 1964 à l’Olympia. Pourquoi ? Notamment parce qu’il n’aimait guère Amsterdam.
Des années plus tard, son fidèle arrangeur François Rauber nous expliquait tout ce que cette chanson pouvait avoir de défauts aux yeux de Brel. Notamment, il n’était pas tout à fait convaincu par la tautologie des premiers vers du premier couplet (« Dans le port d’Amsterdam/ Y a des marins qui chantent/Les rêves qui les hantent/ Au large d’Amsterdam ») ou l’outrance de la fin du dernier couplet (« Et ils pissent comme je pleure/Sur les femmes infidèles »). Et la forme de la chanson, en quatre couplets sans refrain, lui semblait un peu primaire.
De plus, Amsterdam était marqué par une sorte de péché originel, qui est d’avoir été une chanson sans la moindre importance. Brel a décidé que, pour sa rentrée à l’Olympia, elle sera la chanson d’ouverture du concert. Chacun sait dans le métier que c’est une chanson sacrifiée : l’ingénieur du son et les musiciens en profitent pour affiner leurs réglages et surtout le public regarde le chanteur plus qu’il ne l’écoute. « Comme ça, on n’en parlera plus, de celle-là », a dit Brel.

Deux cents concerts par an
Contrairement aux autres artistes de l’époque qui réservent leurs chansons neuves à leur rentrée parisienne, Brel lance les siennes n’importe quand et n’importe où, dès qu’elles sont prêtes. Comme il donne volontiers deux cents concerts par an, sans jamais prendre plus de quelques semaines de vacances, c’est en tournée qu’il écrit ses chansons. Des cahiers d’écolier pour les textes, qu’il écrit dans sa loge ou dans sa chambre d’hôtel, les répétitions pour mettre au point la musique. Tous les jours de concert, il y a la « balance », qui permet de régler la sono, ce qui demande quelques minutes. Ensuite, Brel reste sur scène, avec son pianiste Gérard Jouannest et parfois son accordéoniste Jean Corti, qui se souvient : « Il disait : »Joue-moi un peu une vieille marche, joue-moi un tango à la con». Et il chantait ce qu’il avait sur ses brouillons, parfois juste quelques lignes. Quand on trouvait une petite ligne mélodique, il disait : »Voilà, on va développer ça». On recommençait, il essayait un couplet, on cherchait encore. On travaillait tout le temps à ses chansons. Il en commençait une, il la laissait tomber, il la reprenait. Et un jour, il disait : »Allez les gars, celle-là, on la fait ce soir». »
Et Amsterdam est fini peu avant sa rentrée parisienne. Là, son quatuor de scène sera rejoint par l’orchestre permanent de l’Olympia et François Rauber doit arranger pour l’occasion toutes les nouvelles chansons. Il fait la moue devant Amsterdam. En tournée, Corti et Jouannest ont réglé cette classique montée d’un accordéon d’abord un peu raide jusqu’à un mouvement de folle valse, que Rauber va accentuer en faisant intervenir l’orchestre.
Rituellement, la veille de chaque première à l’Olympia, sa vedette va donner un concert de rodage à Versailles, dans le théâtre dont Bruno Coquatrix, le maître du boulevard des Capucines, est aussi le directeur. Le tour de chant de Brel dure à peine une heure : quatorze ou quinze chansons sans rappels et, après chaque chanson, il veut qu’on commence l’introduction de la chanson suivante pendant les applaudissements. À Versailles, Amsterdam semble plaire au public. Brel décide alors de la placer en troisième position. Et, le 16 octobre 1964, triomphe à l’Olympia. Public debout, ovation interminable qui oblige Jean Corti à jouer, rejouer et rejouer encore l’introduction de la chanson suivante, Les Vieux. Le lendemain, tout le monde ne parle que de cette chanson incroyable qu’ont entendue les deux mille spectateurs de l’Olympia, mais surtout des millions d’auditeurs d’Europe 1, qui retransmettait en direct la soirée. Amsterdam va devenir un passage obligé des concerts de Jacques Brel, attendue et acclamée par le public. Pourtant, ni pour la scène, ni pour le studio, le chanteur et son arrangeur François Rauber ne vont trouver de meilleure solution que celle de l’Olympia. Ainsi, Amsterdam ne rentrera jamais en studio et Brel continuera à penser que ce n’est pas, tant s’en faut, une de ses meilleures chansons. Sur son dernier disque, il chantera même avec quelque dégoût l’idée de « Cracher sa dernière dent/En chantant Amsterdam ». Mais il fit un jour une faveur unique à Amsterdam, dont se souvient Jean Corti : « Il ne faisait jamais de rappel et jamais de bis non plus, sauf une fois, pendant la tournée en Russie, en 1965 : je ne sais pas ce qu’il lui a pris, il a bissé Amsterdam. »

Merci Messieurs Sarkozy et Hollande (Commémoration du 8 mai 2012)

8 mai

6 mai 2012, après une campagne violente, choquante, indigne de la France, un nouveau président vient d’être élu. Il est temps de faire taire les querelles et d’unir le pays.
En ce jour de commémoration du 8 mai, en ce jour qui doit marquer le rassemblement, l’unité, en ce jour qui doit nous rappeler à jamais la France martyrisée et humiliée, en ce jour où il est plus que jamais important de se souvenir de ces hommes et femmes morts pour elle pendant cette guerre de 39-45, je me suis sentie fière d’être française. Je me suis sentie fière de la République et de ses représentants.
Et ça fait longtemps que cela ne m’était pas arrivé…
Je tiens à saluer, celui que j’ai critiqué si souvent, celui contre qui j’étais lors de cette élection et dont la défaite m’a emplie de joie, Nicolas Sarkozy. Je n’ai pas supporté vos diatribes contre des êtres humains qui ont le seul tort d’être différents de vous, je n’ai pas supporté de vous que vous demandiez aux français d’accepter de se “serrer la ceinture” pendant que dans le même temps, vous, vos ministres, l’état que vous représentiez n’ayez absolument jamais baissé votre train de vie, et n’ayez jamais donné l’exemple. Et mille autres raisons encore. Mais aujourd’hui, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous m’avez surprise par votre dignité, par votre gravité, par votre geste d’invitation à l’écart de votre rival politique, cela vous a honoré Monsieur le Président (je n’aurais jamais cru écrire ça un jour…)
Merci pour ce beau moment républicain, vous avez parfaitement réussi votre sortie.
Quand à vous Monsieur Hollande, j’ai voté pour vous, pas spécialement “pour” vous en fait, mais “contre” les idées de votre rival. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous attends au tournant. Vous avez promis beaucoup, et je me demande encore par quel miracle vous comptez vous sortir de là (car soyons honnêtes et réalistes, vous ne pourrez jamais les mettre en oeuvre toutes ces promesses) Et croyez-moi je ne serais pas la seule à vous attendre au tournant, l’état de grâce habituel post-élection, et vous le savez, n’aura pas lieu…
Mais aujourd’hui, je vous remercie aussi, pour votre acceptation à l’invitation du Président sortant, par le fait que vous ne vous soyez pas mis en avant et ayez laissé Nicolas Sarkozy faire son devoir.
A tous les deux, Présidents de notre Nation, j’adresse un grand merci pour ce symbole fort en ce jour particulier, je vous remercie tous deux pour ces larmes que vous m’avez tirées lors du Chant des Partisans, face à vous deux, ensemble, comme un appel d’apaisement et d’unité des français après cette campagne (trop) violente.
Alors, je ne suis pas naïve et nous savons tous que demain la politique reprendra ses droits.
Mais pour aujourd’hui oublions la.
Aujourd’hui Messieurs vous avez été dignes de notre pays.
Aujourd’hui j’ai été fière d’être française.

Le Chant des Partisans (1943)

8 mai
Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu’on enchaîne,
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C’est l’alarme!
Ce soir l’ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
A la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

C’est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

Ici, chacun sait
Ce qu’il veut, ce qu’il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l’ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

Fermer la porte…

12 avr

Je me rends compte que je n’ai rien écrit sur mon blog depuis le mois de décembre. Ce fameux mois de décembre où je me suis retrouvée dans une situation quelque peu “délicate”.

Twitter, le tourbillon qui s’en est suivi. Et moi qui ne l’ai pas supporté. J’ai refusé des interviews, j’ai délicatement cessé d’aborder le sujet sur mon compte Twitter. Je voulais juste que l’on ne parle plus de tout ça. Je voulais aussi éloigner ces trolls qui n’ont probablement jamais connu une seule galère dans leur vie. Je voulais tourner la page.

Aujourd’hui, je voudrais dire une dernière fois merci, du fond du coeur, aux gens qui me sont venus en aide d’une façon ou d’une autre.

Et puis enfin fermer la porte. 

Chapitre suivant.

Un seul tweet peut créer une déferlante…

14 déc

Quand on dit que Twitter peut faire bouger les choses, on ne ment pas…

Pour résumer la situation, bien qu’elle soit déjà connue de la plupart, je suis arrivée à Paris fin septembre 2011 pour un entretien dans une agence immobilière pour lequel j’ai décroché un CDI, auparavant j’étais en Province où je cherchais, sans succès du travail depuis 2 ans.

Une amie m’a proposé de m’héberger le temps que ma période d’essai de 3 mois se finisse, lundi 12 décembre, sans que je n’ai de véritable explications elle m’a laissé 4 heures pour prendre toute mes affaires et quitter son logement, abasourdie et en larmes, je me suis donc retrouvée dans ma voiture à 16h30 et à 16h50 je publiais un tweet…

Ce tweet: Me voila donc à vivre dans ma voiture. À 30 ans et avec un CDI. Ça fait mal quand même.

En temps normal, un de mes tweets  me vaut, au mieux 3 ou 4 réponses, mais ce jour là, l’histoire à pris un tour différent, dont je ne mesure même pas encore l’ampleur…

@JeanSeb a tweeté pour demander de l’aide à sa TL, puis, @Dugomo a publié un billet sur son blog http://jedisdubien.com/2011/12/30-ans-un-cdi-a-la-rue/ et à partir de là, ce fût une déferlante de RT, de tweets de soutien, de proposition d’hébergement pour une nuit ou quelques jours de la part de centaines de personnes… Je n’ai même pas encore réussi à répondre à tout le monde…

Mardi matin mon directeur me convoque et me parle de Twitter…l’info était arrivée jusqu’à la direction de mon entreprise, il me montre les copies d’écran, là, je suis sous le choc.. après lui avoir expliqué ma situation, il me dit que si il a à la location des biens qui peuvent correspondre à mon budget, il m’en parlera.

Ça peut paraître surprenant que je ne trouve pas d’appartement en bossant dans une agence immobilière, car on m’a souvent dit depuis que je cherche un appartement, “avec ton  boulot tu n’aura aucun mal à trouver”  Mais cela n’a pas de sens, mon dossier est impossible à proposer à un propriétaire et ce, que je bosse dans une grosse agence immobilière, chez le boucher du coin ou chez Danone. C’est toujours le propriétaire qui prend la décision de louer ou non son appartement, de ce point de vue, mon employeur n’a pas de solution miracle.  En clair: au smic, en période d’essai jusqu’au 3 janvier et sans garant jusqu’à peu, je n’ai aucune chance de trouver quelque chose.

Ça implique que pour les appartements loués avec une GRL (Garantie des Revenus Locatifs) mon dossier n’est même pas proposé à l’assurance car il faut avoir un salaire net représentant 2,7 fois  le montant du loyer, quand on connait le prix du marché parisien ou le plus petit studio se loue au moins 550€, je vous laisse imaginer qu’avec un smic, je suis bien loin de ces 2,7 fois… Quand aux appartements où l’on peut avoir un garant, dès que je dis le mot “période d’essai”, on me dit que les propriétaires refuseront systématiquement mon dossier… Et pour arranger le tout, je bosse de 9h à 19h tous les jours de la semaine, donc pour faire des visites ou de l’administratif, ça devient un peu compliqué…

A l’heure qu’il est je suis hébergée par un ami jusqu’à vendredi, mes affaires, mes meubles, mes livres sont dans un garage humide, il me reste des affaires dans ma voiture et j’espère ne pas me la faire fracturer, mais je ne peux pas les mettre ailleurs…

Tout cette “pub” autour de mon histoire me met très mal à l’aise, j’aimerai pouvoir me trouver mon petit “chez moi” continuer à me plonger dans mon job que j’adore et qu’on m’oublie… Je trouve ça dingue aussi de devoir justifier et donner autant de détail mais certains petits trolls de Twitter ne me laisse guère le choix…

Pour les dernières nouvelles, Benoist Apparu m’a écris hier sur Twitter me demandant de lui envoyer un mail pour lui expliquer ma situation, ce que j’ai fais et pour le moment il ne m’a pas recontactée. Une journaliste de Métro (@scordier sur Twitter) m’a demandé de lui parler un peu de mon histoire et je la rencontre tout à l’heure et @morganetual a écrit un billet sur la solidarité et Twitter…  http://techethique.blog.youphil.com/archive/2011/12/14/helpgloria-from-nothing-twitter-la-solidarite-en-direct.html

Pour le moment donc pas de solution pérenne à ma situation mais au vu des propositions d’hébergement, ça devrait au moins me laisser le temps d’essayer de trouver une vraie solution et qu’enfin on ne parle plus de moi :)

En revanche, j’aimerais souligner que je ne suis pas la seule dans ce cas et que, si moi, j’ai eu la chance d’avoir Twitter en soutien et que ça va sans doute m’aider,  combien sont ils les gens comme moi qui sont seuls face à cette situation de précarité ? Je pense que l’état du marché locatif parisien est un vrai problème et que les effets d’annonce du gouvernement sont bien joli mais que ça ne règle pas les problèmes de fond: prix complètement démesurés, les papiers et les garanties hallucinantes qui sont demandés aux candidats locataires qui n’ont d’autre solutions que de se plier aux exigences toujours plus grandes des propriétaires…

A vous tous les gens de Twitter qui avez twitté votre soutien, RT, mentionné, proposé des solutions, les nouveaux followers et les anciens qui sont là depuis le début ,je ne peux que vous dire un énorme merci, je n’ai pas les mots, les gens ne se rendent pas compte à quel point dans une situation aussi délicate, recevoir ces messages fait un bien au moral énorme.

Et évidemment un merci à la personne, discrète, qui m’héberge depuis lundi.

Maintenant, j’aimerai que cette histoire se règle et redevenir une petite twitta anonyme qui ne recevra que 3 ou 4 réponses à ses tweets futiles :)

Glória

Elle

11 déc

Elle, elle a 7 ans,

elle, c’est celle pour qui je continue à espérer,

elle, c’est celle qui me redonne le sourire,

elle, c’est celle pour qui je pleure le plus,

elle, elle me manque terriblement,

elle, c’est celle à qui tu n’arrivera jamais à la cheville,

elle, c’est un sourire, un regard, une odeur,

elle, c’est la malice à l’état pur,

elle, ce sont des cheveux blonds et des yeux bleus,

elle, c’est une intelligence et une perspicacité qui me sidère,

elle, c’est la seule que je sais aimer.

elle, c’est Alizée, aussi douce que le vent des mers du sud dont elle porte le nom.

Elle, c’est ma fille. A  jamais.

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